4h30 du matin dans la résidence universitaire Sun-Staris-Eluna.
Cette nuit fut un véritable calvaire, moi qui avais imaginé bien dormir. Je m'étais lourdement trompé.
Des visions apocalyptiques hantaient mes songes, je voyais la mort, des flammes, je
sentais la douleur et la haine.
Ainsi j'émergeais de ces cauchemars. C'était la première fois que je faisais des rêves aussi horribles.
Et j'étais très inquiet, j'avais reconnu le garçon avec qui j'avais failli me battre. Était-ce un fantasme intérieur que de vouloir sa mort ?
Intérieurement je culpabilisais comme si je l'avais tué de mes propres mains.
Heureusement ce n'était qu'un rêve.
Un cauchemar plutôt, qui me laissait néanmoins une désagréable sensation.
Lorsqu'enfin la pendule indiquait l'heure d'aller en cour ce matin, je fus rejoint sur la route par Camille.
Nous partîmes ensemble à l'université. Une fois arrivée sur le campus un poids énorme tomba lourdement au creux de mon
estomac.
Un attroupement de badauds semblait en effervescence où l’une partie de mon rêve avait eu lieu.
Me précipitant avec Camille sur les talons, je me rapprochais de cette endroit semble t’il sous haute-sécurité.
De grands rubans jaunes encadraient les entrées principales de l’université.
Et la Police semblait en effervescence afin de stopper le fléau incessant des étudiants trop curieux.
Arrivé sur les lieux Camille fut interpelé par l’une de ses colocataires, qui première arrivée, semblait en savoir long sur tout ce
remue-ménage que tous les autres étudiants réunie.
Chuchotant à l’oreille de Camille :
- "Une personne c’est fait cramer la nuit dernière ! Tu te rends comptes ?"
- "On sait qui est mort ?"
- "Pour le moment j’en sais pas plus mais…."
- "Mais quoi ?"
- "Bah cela doit vraiment être important, si son Altesse c’est déplacé !"
- "Quoi le Roi Sérinion ? Ici en personne ?" s’écriait Camille.
Coupant brusquement les filles je m’écriais
- "Mon père !!! Tu es sûr de toi ?"
- "Heu oui... regarde toi-même." Dit alors la fille toute géné en me reconnaissant.
M’éloignant des filles qui continuaient leur bavardage macabre je regardais la scène du crime avec un peu plus d’attention.
Et je découvris a ma plus grande surprise mes parents en pleine conversation avec les chefs de police local et le doyen de
l’université !
Mon père n’était pas des plus radieux ! Cela devait véritablement être grave ! Pour que mon père le Souverain du Solarium d’or se déplace
lui-même !
- "Papa" Criais-je tout en voulant franchir la bande jaune de la police, mais je fus alors stopper par un policeman zélé.
- "Tu ne sais pas lire jeune homme ? Il y a marqué « Ne pas
entrer » sur les rubans !"
- "Heu je venais voir mon père, je voudrais passer s’il vous plait."
- "Mais oui c’est ça… mais tu ne passeras pas ! Tu as compris ! Manque plus que ça des fous qui se prennent pour les fils du roi !"
Il semblait que ce policier en plus d’être très limité, était en plus ignorant.
Le symbole du soleil qui ornait mon front était semble t’il insuffisant pour prouver ma naissance !
Quel crétin ! Je dus donc me concentré et me transformer en Serein devant tous mes autre camarades, afin de convaincre ce
policier récalcitrant qui une fois convaincu ne savait plus ou ce mettre.
- "Votre
altesse …. Pardon…. Je suis désolé allé y ….mon Prince…"
J'avais à peine franchis la lignes jaune que ma mère me serrait contre elle et criait haut et fort :
- "Mon bébé, je suis si heureuse de te voir sain et sauf, tu va bien ? Tu n’as rien ….. Tu me dirais si tu vas
mal ?"
- "Maman ça va ! Je t’assure tu peux me lâcher stp ?"
- "Oh excuse moi poussin, tu sais avec cette histoire je suis si inquiète !"
- "Justement…." Je ne pus finir ma phrase que mon père me serrait lui aussi contre lui.
- "Ca va mon fils, tu n’as rien ?"
- "Oui oui ca va ! Mais qu’est ce que vous avez, vous deux ?"
Mon père fut alors interpeler par un policier et ma mère pris alors la parole :
- "Ton père est un peu a cran aujourd’hui, tu l’excuseras. Une chose horrible viens d’avoir lieu !"
- "Un meurtre ?"
- "Qui ta dit ça ?" Fit ma mère très surprise.
- "Bah ça en parle déjà dans la rangée derrière les lignes jaunes."
- "Enfin oui il y a eu un meurtre ! Imagine toi, le premier depuis 20 ans ! C’est le premier meurtre sous le règne de ton père alors ca le met sur les nerfs ! Et puis moi j’étais drôlement inquiète pour toi."
- "Mais ça va M’an, je t’assure, je vais très bien ! Je peux rester voir les policiers travaillés avec vous ?"
- "Oui, mais soit discret, sinon cela mettrait ton père dans une situation délicate ok ?"
- "Promis M’an !"
Ainsi je restais discrétos planqué et j’écoutais les conversations autour de se
meurtre, mon père était d’une humeur massacrante !
- "Nous fessons de notre mieux altesse je vous assure !"
- "Ce n’est pas assez ! Vous avez intérêt a interroger tous le monde et a recueillir le
moindre indice ! Sinon votre carrière risque bien de se finir rapidement vous comprenez ?"
- "Oui majesté…"
- "Peut être son altesse souhaite-elle venir inspecter la scène du meurtre elle-même ?" Déclara alors
l’inspecteur en chef de la criminelle afin de parer tout conflit entre le Souverain et un de ses subalternes.
Pendant ce temps où mon père prenait la tête à tout le monde ma mère était allée voir le lieu du meurtre, et essayait de découvrir les indices
indispensables.
Je la rejoignais
donc mais je fus vite arrêter.
- "Sédinion mon poussin, tu n’a rien à faire ici. Ces choses ne sont pas belle a voir et tu es trop jeune pour te mêler a des chose aussi
abominables."
-"Mais….M’an !"
- "Pas de mais ! Monsieur le Doyen puis-je vous confier mon fils svp ?"
Interpella-t-elle.
- "Bien entendu ma Reine" Fit mielleusement le proviseur de l’université
stoppé derrière la ligne jaune.
- "Je ne pense pas vous avoir présenté mon fils ?" Surenchérie la reine Aurore auprès du principale.
- "Je n’ais effectivement pas ce plaisir ma Reine, mais sachez que je surveille son évolution au sein de notre université personnellement."
*C'est fantastique, si maintenant je ne passe pas pour un fayot !!! C’est vraiment que les autres sont aveugles et
sourds.* Pensais-je intérieurement. *Ma réputation est ruinée !*
Me laissant en plan avec le Principal et les Policiers qui me questionnèrent de multiples interrogations badines sur mes projets de vie *- "Tu veux faire quoi dans la vie ?" blablabla etc….* Mes parents partirent enquêter seul dans la ruelle. Je les écoutais d’une oreille discrète et répondais aux autres plutôt évasivement.
Toute mon attention était concentrée sur ce que recherchaient mes parents !
- "Cette personne n’a pas eu la moindre chance ma douce ….Les chairs ce sont complètement liquéfier sous l’effet d’une très grande chaleur. Je dirais
que l’isolement dans cette petite ruelle orné de brique a eu l’effet d’un four sur le corps. Je ne vois rien d’autre."
- "Mon amour regarde bien !!!! C’est flagrant cette conbustion est bizarre !"
- "Qu’est ce qui est flagrant ma belle ?"
- "Cette palette en bois voyons ! Tu trouve cela normal qu’un corps sous l’effet du feu ce liquéfie mais qu’une palette de bois à coté du corps en
flamme reste intacte ?"
- "Tu as raison, je n’avais pas songé à cela, mais si ce n’est pas un accident, c’est donc un meurtre !"
- "Heu oui ... Mais cela nous le savons déjà mon amour."
- "Non ce que je veux dire ma douce, c’est qu’est ce … ou *Qui* aurait le pouvoir d’enflammer un corps
sans que rien autours ne prenne feu ? Je vais devoir réfléchir à cela !"
- "Une combustion spontanée ?"
- "Hum peut-être c’est une piste à suivre en tout cas."
Pour ma part, j’avais entendu le plus important.
Je laissai donc mes parents réfléchir seul et j'allais de se pas retrouver Camille.
J'étais troublé :
- "Camille il faut que je te parle, j'ai quelque chose d'important à te dire."
- "Pourquoi tu sais ce qui se passe ?"
- "Plus ou moins mais j'aimerais qu'on puisse en parler en privé, seul à seul. Par contre il
faut rester discret d'ailleurs je ne passe pas inaperçu comme ça je dois me changer."
En re-concentrant mon énergie pour récupérer mes vêtements d'adolescents mon apparence de souverain s'évanouit dans une lumière
éblouissante pour me redonner la forme que j'avais lorsque j'étais arrivé.
- "Bien Camille il faut qu'on parle !"
J'entraînais alors Camille avec moi jusqu'à la bibliothèque, qui je savais était fortement
désert puisque personne à l'université semblait vouloir étudier.
A suivre ....
Heureux propriétaire d’une 107 Peugeot rouge depuis moins d’un an.
Celle-ci grâce à la joie d’une vie urbaine bien remplie.
A maintenant un rétroviseur droit en miette.
Une grosse rayure sur la portière fait par un vandale.
Et maintenant un pare-choc avant embouti par un abruti.
Autant dire, que je suis aux anges !
Quelle joie !
Commentaires