Le chemin pour entrer à l'université me paraissait interminable. Ce soir-là j’étais extrêmement éreinté.
Toutes les péripéties de la journée m'explosaient au visage, c'était un lourd fardeau que le sommeil je l'espérais allait pouvoir m'ôter.
Ainsi tout en traînant la patte, les quelques mètres qui me séparaient de la résidence universitaire me semblait
interminable.
Et ce fut avec un véritable effroi, que je revis la vampire de tout à l'heure en haut du balcon de la résidence universitaire.
Celle-ci d'un bond prodigieux, vient à ma rencontre.
Mon sang ne fit qu'un tour, lorsque celle-ci se posa délicatement sur le sol auprès de moi.
- "N'ayez crainte votre altesse !" Dit-elle les yeux emplis de larmes. "Je suis vraiment désolé et j'ai tellement honte
!" Pleurnicha-t-elle comme une enfant.
- "Heu …."
- "Non ne dites rien ! Ma conduite est impardonnable ! Je sais je suis un monstre. J'ai tellement honte votre
altesse.
- "Heu …."
- "J'avais si faim, que lorsque je vous ai vu, si beau, si fort, si prestigieux. Mon estomac criant famine ne put contenir mon attirance pour vous."
- "Heu …."
- "Non je sais... ne dites mot ! Comment votre altesse pourrait-elle
pardonner un monstre tel que moi ? Je ne mérite pas de vous avoir rencontré. J'ai tellement honte. Que je ne peux contenir mon émoi devant vos si beaux atouts !"
Ne sachant plus où me mettre je ne savais pas quoi dire. Je répétais inlassablement les " Heu "
seul mot que j'arrivais encore à prononcer. Après un effort incommensurable j'arrivais péniblement à articuler cette phrase
:
- "Non,… ce n’est pas grave….. vraiment ! Je vous assure !"
Et comme touchés par mon indulgence celle-ci s'écarta et commença à pleurer, à pleurer de chaudes larmes en déclarant :
- "Votre majesté est si bonnes !" dites-elles en sanglots. "Je ne suis qu'un monstre et
pourtant vous me pardonner. Je suis si honoré de connaître sa future
majesté. Vous êtes comme votre père tout aussi magnifique ! Je suis tellement honteuse ! Je ne puis imaginer une seule
seconde le monde sans votre magnificence, si j'avais pu une seule seconde accomplirent mon acte scandaleux."
La regardant pleurer, mon cœur s'emplit de compassion. J'étais vraiment touché par de tels aveux.
- "Non vraiment ce n'est pas grave ! Et puis vous vous êtes arrêtés à temps !" Lui dis-je en la
prenant dans mes bras touchés par tant de culpabilité.
La vampire, comme honteuse de me serrer dans ses bras se mit alors à genoux devant moi.
- "Votre majesté est si bonne, je suis si motifiée que je ne sais comment pouvoir vous remercier."
- "Il n'en est rien. Ce n'est pas la peine de me remercier."
- "J'insiste Altesse, je ne suis peut-être qu'un monstre, mais veuillez accepter ce modeste présent afin de vous remercier de la bienveillance que vous avez eu à
mon égard."
- "Non vraiment je vous assure ce n’est pas la peine !"
- "J'insiste..."
J'avoue qu'à ce moment-là je ne comprenais pas grand-chose. Acceptant malgré tout le cadeau puisque c'était
impoli de refuser, je ne savais plus où me mettre. Il semblait que cette pénitence lui tenait à cœur et je ne voulais pas la
blessée plus qu'elle ne se meurtrissait elle-même sous le poids de la culpabilité.
- "C'est très gentil merci ... Mais qu'est-ce que c'est ?"
- "C'est un médaillon mon Prince. Il est très ancien. Je le possède dans ma famille depuis des générations mais je ne peux
le porter. Il est dit que seul le cœur d'un roi peut porter un Sunsoura."
- "Je ne peux accepter un tel présent ! C'est trop précieux !"
- "Je vous en prie accepter le, je ne suis qu'une pauvre souillon à comparer de vous, et ce serait un honneur si vous puissiez le porter pour moi. Permettez-moi que
je vous le passe autour du cou ?"
N'ayant pas vraiment choix, j'acceptais ce splendide présent. Passant délicatement la chaîne en or, autour de mon coup, la vampire
dont je ne connaissais toujours pas le nom avec des doigts délicats refermait le fermoir du médaillon.
- "Il vous va à ravir, c'est comme s'il avait été fait pour vous, qu'il n'attendait que vous pour être mis en valeur autour de votre cou."
- "Merci c'est très gentil et c'est un très joli médaillon."
- "Ce n'est qu'un pendentif Altesses. Puisse celui-ci être aussi magnifique que son porteur."
Complètement gêné les seuls mots que j'arrivais à prononcer était « Heu…. »
- "Je fus honoré mon Prince, mais je ne peux rester plus. Merci milles fois je n'oublierai jamais notre rencontre !"
Ainsi il s'en allait ma nouvelle amie, j'étais encore tout bouleversé par cette flagrante déclaration.
Cette vampire était finalement quelqu'un de bien. Et ce fut avec regret que je lui faisais mes adieux de loin.
Je rentrais finalement dans la résidence universitaire. Après m'être détendu sous une bonne douche chaude. Je contemplais, le magnifique pendentif offert par ma nouvelle
amie.
Je ne savais pas pourquoi, mais j'étais comme hypnotisé par son éclat.
C'était vraiment un magnifique cadeau qu'elle m'avait offert.
Et ce soir-là dans ma chambre tout en regardant par la fenêtre, j'étais convaincu que ce pendentif m'était destiné, comme si ce bijou m'avait
attendu depuis des siècles.
Je ne voulais
pas m'en séparer maintenant, même pour tous l'or du monde.
A suivre...
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