Mercredi 3 septembre 2008
Le lendemain matin dans la résidence universitaire Sun-Staris-Eluna.
Lorsque Sédinion se leva la nuit avait semble-t-il été très courte pour lui.
La tête déconfite, complètement déshydratés, Sédinion ne se douta pas une seule
seconde, que le collier commençait son œuvre néfaste en lui.
D'ailleurs, s'il avait pu remarquer la pierre précieuse au centre du collier, il
aurait remarqué qu'elle avait commencé à s'assombrir. Ce qui était signe de mauvais présage.
- "Je suis complètement crevé !" Se lamentait'il alors qu'il sortait à peine d'un
sommeil qui aurait normalement dût être réparateur.
Ainsi commence la journée sortant de ses rêveries particulièrement
ombrageuses ce matin, Sédinion se déplaça d'un pas lent jusqu'à la salle de bains afin de boire un verre d'eau.
L'eau n'avait aucun goût et n'arrivait pas à étancher une soif anormalement
tenace.
La douche ne fut pas non plus une source de bien-être, apportant seulement
l'hygiène elle ne fut aucun réconfort.
Et ce fut d'un pas traînant, que Sédinion retournait dans sa chambre afin de se
changer.
Étrangement les vêtements sombres semblaient aujourd'hui pour lui plus attrayant. La journée avait semble t'il pas très bien commencé.
Un peu plus tôt cette même matinée, à la morgue de l'hôpital de SimsCity.
- "Commissaire, je ne vous attendais plus ! Les analyses sont prêtes
depuis maintenant une heure !"
- "Veuillez m'excuser Professeur, l'affaire sur laquelle nous enquêtons actuellement est des plus délicates. J'étais dans la pièce des preuves à conviction ce matin pour vérifier quelques détails
de l'affaire. Mais je vous en prie qu'avez-vous donc trouvé ?"
- "Bien sûr bien sûr, je comprends... Quoi qu'il en soit le cadavre que vous nous avez amené, n'était pas dans le meilleur des états. Une chose sur, ce n'est pas un feu
ordinaire, qui a consumé le corps de la victime."
- "Un feu ordinaire ?"
- "Effectivement, un feu ordinaire aurait carbonisé des chairs et des os, sans oublier la palette de bois sur le lieu du crime. Mais votre squelette est intact, tout autant que notre palette, il
ne reste aucune trace de chairs et ni de combustion nul part.
- "C'est un faux squelette ? Une mise en scène de théatre ?" S'étonnait le Commissaire.
- "Non, Non. Ce squelette appartient bien à un malheureux. Mais le feu me semble provenir d'une source inconnue et certainement paranormale !"
-
"UN malheureux ? Que pouvez-vous me dire sur le sexe de la victime ? Est-ce bien un homme ?"
- "Suite à vos recommandations, nous aurions pu pratiquer uniquement une
analyse morphologique plus simple et plus rapide. Mais comme son Altesse souhaite un rapport des plus précis sur la victime nous avons procédé à des tests ADN complémentaires."
- "Et quelles sont vos conclusions ?"
-
"J'allais y venir... Les analyses confirment que le squelette de la victime est celui d'un homme le chromosome Y retrouvé dans l'ADN de la victime est un indice irréfutable. L'analyse
morphologique complémentaire cependant nous permet d'affirmer que c'est le squelette d'un jeune homme en pleine croissance à peine sortie semble-t-il de l'adolescence."
- "Pouvons-nous en être sûrs à 100 % ?"
- "De nos jours, les tests ont une marge d'erreur d'approximativement 0,90 %.
Cependant je peux ajouter que jusqu'à la puberté, le squelette du mâle ne se distingue guère du squelette
féminin. Mais dans l'âge adulte ou jeune adulte, il n'en est plus de même.
Les os de la femme sont plus grêles, leurs contours en sont plus arrondis, moins saillants.
Les crêtes iliaques de la femme sont plus élargies et plus évasées; son bassin tout entier est plus large et plus court que chez l'homme.
Cet élargissement du bassin a pour conséquence d'écarter davantage les cavités cotyloïdes et de rendre les fémurs plus obliques.
Le sternum de la femme est plus court que celui de l'homme; ses vertèbres lombaires, plus hautes et moins larges, ce qui rend sa taille plus svelte.
Le crâne de la femme est plus petit, moins lourd, plus grêle. Ses arcades et ses crêtes sont, en général, peu accusées, et ses mâchoires sont moins massives.
"Bref... Grâce à cette analyse morphologique, il résulte de tous ces caractères différentiels qu'on peut se prononcer sans hésiter sur le sexe neuf fois sur dix en présence d'un squelette.
Vous trouverez d'ailleurs tout ceci dans mon rapport que vous devrez remettre à son Altesse personnellement."
- "Merci beaucoup Professeur, je m'en vais de ce pas prévenir sa
majesté."
Un tout petit peu plus tard au palais du Solarium d'Or, siège incontestable du royaume du
Soleil. Domicile du roi Sérinion et de la douce reine Aurore.
Ce matin la,
ce fut complètement impressionné qu'un petit groupe de policiers entrèrent dans le palais d'Or, d'Ivoire et de Grenats.
Traversant la majestueuse allée de colonnes, il était très rare que des Sims
normaux soient conviés à une audience particulière avec sa majesté.
Il était de notoriété publique que le Roi et sa Reine sortait rarement du palais.
Les souverains du Solarium d'Or, n'était pas insociable. Mais ils ne se montraient que très exceptionnellement, préférant se nimber de mystère
enfermé entre les murs de leurs magnifiques palais.
La monarchie du Solarium d'Or n'était cependant pas une monarchie totalitaire.
Le Roi et la Reine, n'avait pas vraiment beaucoup de pouvoir en SimsCity.
Souverains immortels, ils régnaient depuis maintenant plus de 20 ans sur la totalité de la planète d'une manière juste et équitable. Et ils étaient aimé, admiré pour cela.
Cependant les véritables décisions étaient prises par les grands Acolytes du Cercle de la
Vie.
Le Cercle de la Vie était un tribunal composé de plusieurs classes représentant les différentes facettes psychologiques d'un Sims.
Dans ce cercle on trouvait les représentants du Culte de la Mort (engeance de vampires, la grandes Faucheuse et d'autres créatures de la
nuit), le Culte de la Vie (représentée par les Solaires et Lunaires réunis), le Culte de l'Ordre
(polices, tribunaux, juges), le Culte du chaos (anarchistes, fou, psychopathes, et autres dégénérés), le Culte de la Terre (Végésims écologiste), le Culte de l'Eau (peuples aquatiques, Sirène et autre Triton), le
Culte de l'Air (Les représentants de la Magie), le Culte du Feu (Pyromane, Pompier, Pixies et
créatures des flammes).
Enfin bref tout ce petit monde devait régir la vie du royaume, établir les règles et rendre la justice sur le monde sous l'œil bienveillant du roi suprême Sérinion.
Mais nous y reviendrons un peu plus tard dans l'histoire, car ce groupe de policiers arrivait devant ses majestés en mettant genou à terre et ils déclarairent :
- "Majesté nous avons malheureusement de triste nouvelle. Nous revenons vous voir comme vous l'avez demandé avec le rapport d'autopsie
pratiqué sur la victime de la ruelle."
- "Relevez-vous mes amis et montrez-moi cela s'il vous plait."
- "Je crains malheureusement votre Altesse que votre fils, notre Prince ait eu raison concernant le sexe de la victime. Ce ne fut pas une fille qui fut brûlée, la même
fille qui fut entendue criée *Au secours* par Mademoiselle Ladentelle. En conclusion, il y a actuellement deux témoins potentiels. A moins
biensûr que l'un d'entre eux soit l'assassin présumé. Vous comprenez que je n'ai pas le choix ?"
- "Hum... Je ne peux malheureusement pas faire grand-chose pour le moment, il sera fait comme il l'a toujours été, faites votre travail commissaire et
merci..."
- "Quoi !!!!" Hurlait la
reine Aurore. "Tu ne vas pas les laisser arrêter notre fils tout de même ?"
- "Je suis bien désolée ma Reine..." Se lamentait le
policier. "Mais le rapport est formel c'est bien un homme qui a été retrouvé dans la ruelle, un jeune garçon même. Si votre fils n'est pas pour le moment reconnu comme étant un
meurtrier. Il est à l'heure actuelle le seul et unique témoin reconnu. La procédure veut que nous l'arrêtions et l'interrogions."
La Reine sur le point de vomir d'écœurement, sentait ses intestins
se retourner de contrariété.
La chair de sa chair, son fils tant aimé allait être arrêté par la police est peut-être accusé d'un meurtre infâme si un coupable n'était pas désigné.
- "Nous n'avons pas le choix ma Douce... Mais ne t'inquiète pas Sédinion est obligatoirement innocent il s'en sortira très vite. Mais à l'heure actuelle seule le Cercle de la Vie est notre seul recours. Nous devrons patienter. Maintenant Commissaire, partez et faite votre travail...
cependant... C'est mon fils..."
- "Ne vous inquiétez pas... Je comprends." Fit le Commissaire aimablement, puisqu'il comprenait très bien le
sous-entendu des propos du Roi.
Ainsi se finissait l'entrevue du roi avec les
policiers. Ceux-ci d'ailleurs repartaient pour accomplir leur sombre besogne. Ils allaient devoir arrêter un Prince.
Mais pas n'importe lequel, le fils du sauveur du monde. Une tâche des plus ingrates avec des accusations des plus sombres.
- "Ne t'en fais pas ma Douce notre fils est fort..." Retorqua le Roi tendrement à son épouse tout en voulant s'en convaincre lui-même. "Notre fils est
fort" Murmurait' il a présent pour lui-même.
Un peu plus tard au même instant où les policiers quittaient le palais du Solarium
d'Or.
Sédinion finissait ne se changer et se préparait à une matinée des plus mouvementées.
Ainsi lorsque une fois changée et propre sur lui Sédinion descendit dans la pièce
commune de la résidence Sun-Staris-Eluna pour rejoindre les autres.
Camille comme toujours était en bas des escaliers et l'attendait pour partir sur le campus, les lieux du meurtre étant officiellement nettoyés les cours pouvaient recommencer.
- "Ah enfin te voilà !" Le gronda-t-elle
amicalement. "Je sais que tu es souvent en retard mais aujourd'hui tu bats des records !"
- "Excuse-moi Camille je suis crevé aujourd'hui." Dit-il agacer d'être disputé comme un enfant.
- "Whaaaaa ! Sédinion ça va ? Tu as une tête horrible
!!" Fit alors Camille lorsqu'elle constata le visage embrumé de son ami. "Je veux bien te croire que tu as mal dormi, tu as une tête affreuse ! Tu as des poches sous les
yeux on dirait des valises !"
- "Merci tu es d'un réconfort extrême Camille... Ta sollicitude me touche."
- "Non.... sans rigoler, ça ne va pas ? Tu m'inquiète.... Tu fais des rêves bizarres et maintenant tu as une tête de Zombie."
- "Non je t'assure... ça peux aller... mais c'est vrai que je suis si fatigué..."
- "Si tu veux... tu peux rester te reposer, je prendrais tes cours pour toi."
- "Non ça va... Camille ! De toute façon ça arrive à tout le monde de passé une mauvaise nuit de temps en temps."
Sédinion et Camille tout autant concentrés qu'ils étaient dans leurs conversations futiles, ne virent pas les deux policiers montés les marches
derrière les portes d'entrée.
Et l'ironie de la situation était t'elle que Camille, bien que belle représentante des Lunaires n'avait elle non plus, tout comme Sédinion représentant des Solaires reconnus le pendentif qui
pendait au cou de celui-ci.
On dit que l'histoire devient légende lorsque ses événements se dissipent dans les brumes du temps.
Ainsi nous constatons aujourd'hui que bien des légendes furent oubliées.
Cependant loin de se concentrer sur de tels éléments les policiers bien plus pragmatiques vinrent arrêter le seul et unique suspect.
- "Vous êtes bien le Prince Sédinion héritier du royaume du Solarium
d'Or ?"
- "Heu... Oui c'est moi effectivement... Pourquoi ?" Dit-il tout étonner puisque le symbole du soleil brillant sur son front ne pouvait pas démentir son affiliation.
- "Monsieur Sédinion, au nom du grand Cercle de la Vie, régis par votre père sa majesté Sérinion, vous êtes présumé coupable de
meurtre. Et je vous arrête, jusqu'à ce que votre cas puisse obtenir une aumône honorable auprès du Cercle de la Vie."
"Veuillez mettre les mains derrière la tête et laissez-vous faire."
- "C'est une blague ?" S'interrogeait Camille "Vous n'êtes pas sérieux ?"
- "Mademoiselle, veuillez ne pas faire obstacle à la justice s'il vous plaît !"
- "Non mais ce n'est pas vrai ? C'est impossible...
Il y a forcément une erreur !"
"Ne t'inquiète pas Sédi,
je cours prévenir ton père !"
Ainsi avaient commencé la matinée.
La journée ne faisait que commencer et Sédinion avait été emmenée sous les yeux hallucinés de Camille, comme un criminel pour le seul et unique fait d'avoir eu une vision du meurtre le soir du
crime.
C'était encore un de ces jours qui risquaient fort d'être mouvementé.
À suivre...
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